Loading
LE BON GRAS

L'alimentation cétogène

Le lin n’est pas sain

Le lin ??? Les articles inexacts et ignorants affirmant que les graines de lin sont des « super-aliments » qui soignent tous les maux me rappellent les fausses informations dont on nous avait abreuvés lorsque le soja est entré dans les supermarchés.

En premier lieu, le lin n’a jamais fait partie de notre alimentation traditionnelle. Le lin était utilisé pour fabriquer des cordes et du linge. Quand l’agriculture a pris la relève, le lin a été cultivé et les graines ont été ouvertes pour en faire de l’huile. Mais pas celle que vous croyez. C’était de l’huile pour les peintures et du vernis. L’huile de lin n’est pas saturée, donc l’huile ranci rapidement.

Vos intestins ne sont pas faits pour le lin ! C’est très difficile à digérer. Même si vous décidez d’en consommer, le lin est un phytoestrogène qui augmente le mauvais œstrogène dans votre corps (souvenez vous des trois oestrogènes différents qu’une femme peut avoir). Ce composé de phytoestrogènes réduit la libido, augmente la taille mammaire chez l’homme, et accroît les cancer à dominance oestrogénique comme ceux de la thyroide, de l’utérus, des ovaires, des seins et de la prostate chez l’homme.

Accroissement du risque de cancer du sein Avant et après 6 mois d’uilisation de graines de lin (Académie féminine de thermographie des seins)

Voici la liste des phytoestrogènes que vous devriez éviter (en microgrammes de phytoestrogènes pour 100 grammes)

  • les graines de lin (163,133)
  • les graines de chia (61,055)
  • le soja (45,724)
  • les noix de soja (21,306)
  • le tofu (8,688)

Le savoir, c’est le pouvoir ! Il y a 10 ans, je pensais que le lin était bon pour moi. De ce point de vue, j’ai aussi cru que les protéines de soja étaient bonnes ! Mais de même que nous cherchons toujours la vérité, nous vous en ferons toujours part ! 

Sources

1 “Flaxseed and flaxseed oil (Linum usitatissimum),” Mayo Clinic, www.mayoclinic.com, July 8, 2010
2 Wanasundara, P.K., Shahidi, F., “Process-induced compositional changes of flaxseed,” Adv Exp Med Biol. 1998; 434:307-25
3 Nagao, Totani, Munkhjargal, Burenjargal, Miho, Yawata and Yuko Ojiri, “Chemical Properties and Cytotoxicity of Thermally Oxidized Oil,” J. Oleo Sci., 2008; Vol. 57, 153-160
4 Brenna, J.T., “Efficiency of conversion of alpha-linolenic acid to long chain n-3 fatty acids in man,” Curr Opin Clin Nutr Metab Care 2002; 5(2):127-32
5 Burdge, G.C., Calder, P.C., “Conversion of alpha-linolenic acid to longer-chain polyunsaturated fatty acids in human adults,” Reprod Nutr Dev. Sept.-Oct. 2005; 45(5):581-97
6 Gerster, H., “Can adults adequately convert alpha-linolenic acid to eicosapentaenoic acid and docosahexaenoic acid?” Int. J. Vitam. Nutr. Res. 1998; 68(3):159-73.

(article traduit de Maria Emmerich sous le titre original « Flax is not healthy » avec l’autorisation de l’auteur)

Le Coconut Gate : l’huile de coco, mauvaise pour la santé ?

« L’huile de noix de coco aussi mauvaise que le beurre ou l’huile de palme pour la santé« . En tirant ainsi sur un aliment encensé pour ses bienfaits, Glamour, comme des dizaines d’autres magazines, s’est fait le héraut d’une revue d’études de l’Association Américaine de Cardiologie (AHA). Selon ses auteurs, « l’huile de noix de coco a augmenté les niveaux de cholestérol LDL (le mauvais), et ce de manière significative dans 6 d’entre eux.« 

En conséquence, les cardiologues en question recommandent des huiles végétales. Soit riches en graisses monoinsaturées comme l’huile d’olive, d’amande, d’avocat ou celles riches en graisses polyinsaturées comme l’huile de tournesol, de pépins de raisin ou de noix.

Les magazines ont bien entendu gobé comme une grenouille une mouche arthritique l’avis officiel de l’AHA. Pensez donc ! Une huile que tous s’accordaient à trouver miraculeuse.

Et toi qui, comme 72% d’américains, croyait aux multiples vertus de l’huile de coco, de désinfectant bucal à hydratant pour cheveux ou produit miracle pour les intestins, tu es encore perdue.

Ils ne savent donc pas ce qu’ils racontent ?

Tranquilise toi, rien n’est perdu. Tu vas pouvoir continuer à manger de l’huile de noix de coco.

L’avis de l’AHA s’inscrit simplement dans le vieux combat que cette association entretient pour diaboliser le gras. Elle est la survivance de la pensée d’Ancel Kays et, comme son mentor, s’obstine à n’utiliser que les études qui l’arrangent pour affirmer son propos au lieu de forger son opinion à partir desdites études. Cela la conduit à ne regarder qu’un aspect des choses et parfois à proférer des contre-verités, comme l’ont obligeamment et abondamment démontré le Cardiologue sceptique et Gary Taubes.

L’AHA n’aime pas les graisses saturées. L’AHA préfère recommander de ne pas consommer de graisses saturées, de consommer plutôt des graisses végétales y compris polyinsaturées et ne met pas en garde contre la consommation de glucides. On se croirait presque dans un thriller. Il doit y avoir un loup quelque part.

Les experts scientifiques qui s’accordent sur le fait que l’huile de noix de coco est une alimentation saine, en raison de ses triglycérides en chaine moyenne, de sa forte concentration en acide laurique et en raison d’une incompréhension sur le rôle des graisses saturées, sont majoritaires.

Je ne me fais pas d’illusions. Si tu racontes ça dans les dîners en ville, on va te répondre avec perfidie : oh ! bien sûr, Madame Michu (c’est moi) en sait certainement plus long que ton médecin qui a fait 8 ans d’études.

Et tu vas te dire : ah oui, effectivement, c’est pas faux, avec l’impression de passer pour une imbécile. Tu risques même de m’en vouloir. Si j’étais en face de toi, j’objecterai : tu n’es pas allée lire les excellents articles que je te recommande. Ils te permettraient pourtant d’avoir une opinion définitive sur le sujet. Ou tu ne sais pas lire l’anglais.

Mais avant de te désabonner du bongras, tu peux aussi commencer à te poser plusieurs questions :

  • pendant les huit ans d’études de ton médecin, combien de jours ont été consacrés à la nutrition ? (oui, malheureusement, dans le cadre de la formation des médecins généralistes, on doit compter ça en jours, sinon ça ne fait pas beaucoup de semaines)
  • est-ce que ces jours ont été consacrés à se poser des questions ou à apprendre des « évidences » (manger du gras rend gras) ?
  • est-ce que ton médecin est au courant des études scientifiques récentes sur l’impact des graisses saturées sur les maladies coronariennes ?

Je ne te dis pas de me croire sur parole. Ni que j’en connais plus que ton médecin généraliste. Je te dis simplement d’exercer ton esprit critique.

De nombreuses populations du Pacifique utilisent de grandes quantités d’huile de coco. Il n’y a pas d’incidence sur les décès par infarctus, de développement d’athérosclérose et autres joyeusetés coronariennes.

L’huile de coco n’est pas un mauvais aliment. C’est même un bon aliment. Mais n’oublie pas qu’en nutrition, il n’existe pas d’aliment miracle. On aimerait tous y croire, mais ce n’est pas vrai. L’huile de coco n’y échappe pas. Ne te focalise pas sur un ingrédient, mais regarde l’ensemble.

L’utilisation de l’huile de coco, comme celle de toutes les graisses saturées, peut poser problème lorsqu’elle est associée avec une alimentation riche en glucides car elle a tendance à augmenter le pouvoir inflammatoire du sucre. Dans le cadre d’une alimentation cétogène, nous n’avons rien à en redouter. Au contraire